Si j’étais

Si j’étais le bateau fou
qui fend le flot furieux,
je changerais l’amer en doux
et le soldat en amoureux.

Si j’étais la flamme-fleur
qui lèche les chenets,
je donnerais de ma chaleur
au mendiant qui meurt gelé.

Si j’étais prunelle d’or
je brûlerais d’un seul regard,
toute la haine qui reste encore
plantée dans l’homme comme un dard.

Si j’étais mère la terre
il n’y aurait plus d’orphelins,
et jamais le mot " guerre "
ne rimerait avec destin

Mais je ne suis qu’un petit cœur
qui, un matin s’est refroidi
et qui, depuis, dans sa douleur
pleure et meurt à l’infini.

 

Colette Roux.


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Patrick Pochon, Anet. France.
Mise à jour le 07 décembre 2008.

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