Ses mains.

Ses mains étaient si grande
qu'elles savaient retenir l'eau
qui coulait de la montagne,
elles étaient comme un étau.

 Ses mains devenaient plumes
pour mieux frôler ma joue,
douces, soyeuses, légères et brunes
qui m'apportaient un jour plus doux.

 Ses mains se faisaient sages
quand elles lisaient sereinement
du livre-vie toutes les pages,
jour après jour, comme un roman.

Ses mains étaient bouteilles
qui souvent me faisaient boire,
encore plus fraîches que la treille
quand elle frémit au vent du soir.

Ses mains étaient bien belles
quand elles pouvaient montrer du doigt,
cette terre fière et rebelle
que lui seul apprivoisa.

Ses mains se faisaient folles
pour mieux jouer avec le vent,
elles étaient vivant symbole,
le fer courant vers son aimant.

Ses mains étaient papier
qui savaient, si tendrement
envelopper mon être tout entier,
loin des bruits et des tourments.

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Patrick Pochon, Anet. France.
Mise à jour le 06 décembre 2008.

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