Ses mains. (suite)

Ses mains étaient si brunes
qu'auprès d'elles, le grand soleil
était plus pâle que la lune,
pourtant dorée, rond fruit vermeil.

Ses mains étaient ma joie
lorsque seules, elles restaient
des heures-années auprès de moi,
sans remuer, pour mieux parler.

Ses mains étaient si lisses
qu'elles glissaient au sein des flots,
telles une voile que l'on hisse,
fièrement, comme un drapeau.

Ses mains étaient bien nues
lorsque seules, elles pleuraient
sur ce qu'elles n'ont pas eu
et que j'aurais pu leur donner.

Ses mains étaient merveilles
pour donner même aux oiseaux
le vert de l'eau, le bleu du ciel,
la terre entière comme un cadeau.

Ses mains étaient si fortes
qu'elles priaient toujours debout,
mais, aujourd'hui elles sont mortes,
et c'est mon coeur qui est à genoux.

Colette Roux.

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Patrick Pochon, Anet. France.
Mise à jour le 06 décembre 2008.

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