Je suis Patrick le guide du château d' Anet.

Anet.

Le château de la belle Diane de Poitiers.

Je vais vous faire découvrir le cadeau du roi Henry II *,
à sa muse, sa bien-aimée, sa favorite Dianne* de Poitiers.

* Avec l'hortographe de l'époque.


Quelques mois avant qu' Henri ne devienne roi,
Diane de Poitiers commande
les plans du château à Phillibert de l' Orme.

Peut-être même commence-t-elle à faire
construire ses appartements.

Château féminin, voulu par la belle Diane
pour son Roi, il était exceptionnel.

Henri II et Catherine de Médicis avaient
leurs appartements dans le château.

Jean Gougeon, Jean Cousin, Masseot Abaquesne, le céramiste Rouennais ont fait de cette demeure
un lieu enchanteur.

 


A l'occasion d'un voyage en France en 1557,
Gabriel Simeoni le Florentin écrivit :

"Me trouvant près du chemin d' Anet,
car de tout temps j'ay esté amateur
et curieux d'avoir et veoir
toutes choses exquises et rares,
je me transportay jusques là,
ou, il ne fault pas mentir,
j'ay fey une conclusion,
après avoir tout veu,
que la maison dorée de Neron
n'eust sceu estre ni plus riche ni plus belle."

 

 

De Brantôme est élogieux aussi quand il écrit :

"La belle maison d' Anet, qui devoit servir pour jamais d'une telle décoration
pour la France qu'on ne peut dire pareille."

On parle de cadeau royal, car le roi donne à Diane cent mille écus.
Avec cette énorme somme, elle fait décorer l'intérieur du château par les plus grands artistes de son époque.

Elle exige de Pillibert de l'Orme que son château soit accolé au manoir de chasse. Au grand désespoir de son architecte.
La terre sortie lors de la création des douves, servira à combler le terrain permettant la construction du château.

Anet en poèmes... 

De vostre Dianet – de vostre non j' appelle
Vostre maison d' Anet – la belle architecture.
Les marbres animés, la vivante peinture.
Qui la font estimer des maisons la plus belle."

Joachim du Bellay (1527-1560)

"Superbe Anet ornement de la France,
De nos dauphins, séjour jadis chéry,
Notre Louis, plus grand que notre Henry,
Viens embellir ces lieux de sa présence;
Redoublez donc votre magnificence.

Il faut charmer les yeux et les oreilles,
Chantres fameux, préparez-lui des airs;
Que la louange éclate en vos concerts;
Peintres sculpteurs, N'épargnez pas vos veilles,
Faites-lui voir de nouvelles merveilles."

Dangeau. (1638-1720)


"Vallon délicieux, asile de repos,
Bocages toujours verts, où l'onde la plus pure
roule paisiblement ses flots,
Et vient mêler son doux murmure
Aux tendres concerts des oiseaux,
Que mon cœur est ému de vos beautés champêtres!
J'aime à me rappeler, sous ces riants berceaux,
Qu'en tout temps Anet eut pour maîtres
Ou des belles ou des héros.

Henry bâtit ces murs, monuments de tendresse;
Chaque pierre offre encore des croissants, des carquois,
Et nous dit que Diane ici donna des lois."

Florian. (1755-1794)

Construction.


Diane de Poitiers,
à la mort de Louis de Brézé son époux en 1531,
se retrouve à la tête d'un empire en France.

Elle gère de nombreux châteaux
qu'elle hérite de sa famille, de son mari.

Henri II lui donne Chenonceaux
et elle possède les terres d' Anet.

 


Elle est grande Sénéchale de Normandie,
elle gère le Dauphiné et
elle est Duchesse du Valentinois et d'Étampes.

Avant qu' Henri ne devienne roi de France,
Diane avait accumulé une grosse fortune
en gérant avec talent de nombreux biens et régions.


Et cela, seule dans ce monde d'homme du 16e siècle.

Avant de vous faire connaître Diane et son château à son époque,
je vais vous parler du château tel qu'il est aujourd'hui.

Le château du temps de Diane de Poitiers.

Le château fut construit sur une période de 4 ans et 4 mois entre 1548 et 1552.
Pour info, il a fallu 11 années pour construire le tombeau de Diane à sa mort.
L’architecte de ce château est Philibert de L'orme.

Du temps de Diane, le château était constitué de trois corps de bâtiment.


Il manque vingt mètres à l'aile gauche, le corps de logis central, l'aile droite, ainsi que le manoir de chasse.


Le plan du château.

L'aile gauche.
L'aile droite restante vue de la rue à droite du portail .
La chapelle.

L'aile droite cachait la chapelle pour atteindre ses portes, il fallait entrer dans celle-ci.

Face au portail se trouvaient les appartements de Diane de Poitiers à droite
et ceux d' Henri II et de son épouse Catherine de Médicis à gauche.

La destruction du château.

Pendant la révolution, en 1793, à la mort du Duc de Penthièvre, le château a été saisi par l'état français,
vidé de ses biens vendus aux enchères, et les murs vendus pour les pierres.

Le Duc de Penthièvre était le petit-fils de louis XIV et il est le plus gros propriétaire terrien de son époque,
mais aussi un homme bon qui donnait la moitié des revenus de ses biens aux pauvres.

Un ouvrier, habitant d'Anet, qui travaillait à découvrir l'aile gauche, est tombé du toit et c'est tué.

Les villageois d'Anet en colère,
armés de fourches,
ont chassé les démolisseurs en 1804.


Pendant 36 ans, le château est resté à l'abandon,
en cours de destruction.
Racheté par le Comte de Caraman en 1840, il fit restaurer la chapelle par Caristie
et construire la terrasse.
Il est acheté par Mr Ferdinand Moreau en 1860.

Député de la Seine, celui-ci fit construire les tourelles pour donner une symétrie au château.

Il racheta les terres qui avaient été morcelées
et commençât à remeubler le château.

Ce château est un château privé et
habité par Mr Jean de Yturbe et sa famille.
Il est l'arrière-arrière-petit-fils de Mr Ferdinand Moreau.

 


La chapelle au début du 20 ° siècles.



Le lit de Diane fut retrouvé dans une auberge d'Anet,
le sarcophage du tombeau servait d'auge à cochon dans une ferme à quelques kilomètres d'Anet
et l'autel de la chapelle servait de marche d'entrée pour une maison d'Anet. Il a fallu racheter le reste du mobilier.



En arrivant à Anet de Paris, côté rue.

La porte Charles le Mauvais.
En arrivant de Paris.
La chapelle et les restes de l'aile droite.

La t errasse des cuisines.
A gauche du portail.
Le tombeau.

Le portail.

 

Il est construit en pierre blanche,
rehaussé de marbre noir et surmonté
de cheminées en forme de sarcophages.

Ce portail a été voulu par Diane de Poitiers,
comme un hommage à son époux Louis de Brézé.

Le noir et blanc étant les couleurs de son veuvage.


Côté cour intérieure, l'horloge était une horloge astronomique qui indiquait l'heure sous 24 heures,
le mois en cours, le signe du zodiaque en cours et les mouvements de la lune.
De nos jours, seule l'heure est fonctionnelle.

Le cerf et les chiens à l'époque de Diane étaient des automates qui sonnaient les heures, demi-heures et quarts d'heures.

Les chiens faisaient semblant d'aboyer en bougeant leurs mâchoires et le cerf frappait le sol de son sabot.

 

De nos jours, ce sont de magnifiques copies qui ornent le portail.

 

En photos au dessus, le cerf et les chiens au sol lors de travaux.

La devise en latin du portail.

 

"PHOEBO SACRATA EST ALMAE DOMUS AMPLA DIANAE, 
VERUM ACCEPTA CUI CUNCTA DIANA REFERT."

Phébus consacra cette magnifique demeure
à la bonne Diane,
et elle lui offre en retour
tout ce qu'elle en a reçu. 


Deux lectures possibles de ce texte, en gardant en mémoire
que Phébus est Apollon et Diane est Artémis déesse de la chasse et de la lune dans la mythologie.

1 / Phébus, Henry II donne le château d'Anet
à la belle Diane de Poitiers
et en échange elle sert bien son Roy,

2 / ou Phébus est toujours Henry II
qui consacre le château à Artémis
qui lui donne de bonnes chasses.


A l’extérieur, vous pouvez admirer la magnifique nymphe de Benvenuto Cellini.
L’œuvre original est visible au Musée du Louvre.

 

Elle n'était pas destinée à ce château.
François I, père d' Henry II, la commande à Cellini
pour orner la porte dorée du château de Fontainebleau.

Elle raconte l'histoire du chien Bliaud,
qui découvre une source.
Ce fut la source de Bliaud, puis la fontaine de Bliaud
avant de donner son nom à Fontainebleau.


Sous le bras gauche de la nymphe,
des jarres qui déversent de l'eau : La source.
Et à côté de la nymphe le chien Bliaud.

Le roi se fâche avec Cellini, il rentre en Italie, son œuvre reste à Paris
et Philibert de l’orme cherchant une création liée à la Diane chasseresse,
installe la nymphe sur le portail en le construisant aux dimensions de cette œuvre.

 

 


La statue ornant la fontaine de Diane



L'entrée des appartements de Diane.


Les douves.

Alexandre Lenoir.

En 1802, Alexandre Lenoir est venu à Anet, en compagnie de Napoléon alors Premier consul.

Le cerf du portail était descendu dans la cour et Napoléon fit semblant de faire du cheval dessus.


Il fit sauvegarder la nymphe du portail et la fontaine de Diane visible aussi au Louvre.
Vous en avez une magnifique copie derrière la chapelle.

Il fit sauvegarder aussi l'entrée d'honneur des appartements de Diane,
démontée pierre par pierre et remontée à Paris dans une cour à l'école des beaux arts.

 

Le portail est séparé de la rue par des douves. Elles ont toujours été sèches.

Le cryptoportique.

Au fond de la cour d'honneur, sous la petite haie, vous pouvez voir le cryptoportique.

 



Le cryptoportique du temps de Diane.

Le cryptoportique de notre temps.

Phillibert de l'Orme, avait créé en contrebas des appartements de Diane
un magnifique jardin à la française clos d'une promenade couverte.


Le jardin de de L'Orme.

Il avait prolongé celle-ci sous le château et grâce à sept ouvertures,
on pouvait voir le jardin en étant sous les appartements de Diane.

Un magnifique escalier permettait à Diane d'accéder à l'étage.

Vous pouvez voir le départ de cet escalier sur la photo dans l'herbe.

La cour des cuisines.

A droite du portail, côté rue ou à droite de la chapelle côté cour, vous pouvez voir une terrasse.

Dessous deux niveaux de sous-sol donnant dans les douves.

Dans la partie supérieure, les cuisines, la boulangerie et certainement le réfectoire et au niveau inférieur les caves.


L'entrée des cuisines.

La terrasse.
Le four à pain.

 

C'est dans ces caves, que se trouve le puits supposé servir,
pour l'eau glacée des bains matinaux de Diane.

D'après la légende, Diane prenait un bain d'eau glacée qui était tirée d'un puits qui ne voyait ni la lumière du soleil, ni celle de la lune.
C'est le seul puits souterrain connu à Anet.

Dans chaque angle des douves,
à droite le pavillon de la vénerie et à gauche celui du gouvernement.

 

La vénerie.
Le gouvernement.

A l'époque de Diane, il y avait une terrasse à côté du pavillon du gouvernement.


Elle a été détruite lors de la construction de l'hémicycle entre 1680 et 1686.



Dans la cour d'honneur.

La porte Charles le Mauvais.


Cette girouette est actionnée par le drapeau
en haut de la cheminée.

Les cadrans solaires.

 

Gnomon droite portail.
Gnomon droite portail.
Gnomon gauche portail.
Gnomon gauche portail.

 

Diane de Poitiers.

Diane était connue de son vivant sous le nom de Diane de Saint Vallier,
puis en épousant Louis de Brézé sous celui de Diane de Brézé.

Elle était grande sénéchale de Normandie, duchesse de Valentinois et d'Étampes.
Ce sont les historiens modernes qui l'ont fait connaître sous le nom de Diane de Poitiers.

Diane de Poitiers est née à Saint-Vallier dans la Drome le 31 décembre 1499.
Elle est la fille de Jean de Saint-Vallier Comte de Poitiers.

Il l'a prénommée Diane, car il était chasseur en hommage à la Diane chasseresse.


A 6 ans, Diane accompagnait son père à la chasse.
Elle avait son faucon et montait à cheval.


En 1515, elle épouse Louis de Brézé, Grand Sénéchal de Normandie et Grand-Veneur de France.
Elle a 15 ans, lui 56 ans.


Ils ont deux filles et Diane se retrouve veuve à l'âge de 31 ans.


Pendant 35 ans elle gère seule une immense fortune et prouve qu'elle est une excellente gestionnaire.
Elle décède à l'âge de 66 ans à Anet en 1566.

Henri II.

Henri est le fils de François I et de la reine Claude de France.
Il est né à Saint-Germain-en-Laye le 31 mars 1519.
Blessé d'un éclat de lance dans l'œil, lors d’un tournoi tenu rue Saint-Antoine à Paris,
contre Gabriel de Montgomery, le capitaine de sa garde écossaise, il meurt le 10 juillet 1559.

Second fils de François, il devient Dauphin à la mort de son frère François de France.
Celui-ci est né le 28 février 1518 et mort le 10 août 1536 à l'âge de 18 ans.

Traumatisé par sa détention en Espagne, il s'attache à Diane de Poitiers son ainée de 19 ans.

Orphelin très jeune, sa mère décéde quand il a cinq ans, il trouve en la belle Diane la mère, la conseillère et aussi la femme de ses rêves.

Les enfants d'Henri II et de Catherine de Médicis.

François (1544-1560).
Roi de France
(1559-1560) sous le nom de François II. Décède à 16 ans.

Élisabeth (1545-1558). Décède à 13 ans.

Claude (1547-1575). Décède à 26 ans.

Louis (1549-1550). Décède à 1 an.

Charles (1550-1574).
Roi de France (1560-1574) sous le nom de Charles IX. Décède à 24 ans.

Henri (1551-1589).
Roi de Pologne sous le nom d'Henri de Valois en 1574 puis Roi de France (1574-1589) sous le nom de Henri III.
Décède à 38 ans.

Maguerite (1553-1615). Épouse d'Henri III de Navarre en 1572. Décède à 62 ans.

François (Hercule) (1555-1584). Duc d'Alençon. Décède à 28 ans.

Victoire (juin 1556- aout 1556). Décède à 3 mois.

Jeanne (1556-1556).

Les enfants illégitimes.

Diane de France (1538-1619). Décède à 81 ans.

Henri d'Angoulême (1551-1586). Décède à 35 ans.

Henri de Saint Rémi (1557?-1621). Décède à 64 ans.

Maîtresse royale.

Henri II était ébloui par la culture et la très grande intelligence de Diane.

De l'âge de sept à onze ans Henri est prisonnier en Espagne,
en compagnie de son frère François.

François I a perdu la bataille de Pavie contre Charles Quint et il est prisonnier en Espagne.


Pour payer la rançon, il demande son échange contre ses deux fils.
Diane accompagne les enfants à la frontière espagnole.
Henri a sept ans et son frère huit ans.


Comme il est le Dauphin, la cour qui accompagne la délégation
entoure François de France, alors qu' Henri est seul.
Diane vient le voir, le réconforte en lui promettant de revenir le chercher et lui fait un baiser sur la joue.


Elle tient parole et héberge les enfants royaux pendant plusieurs mois à Anet le temps qu' ils se refassent une santé.
Henri a 11 ans à son retour de captivité.

A 12 ans, il fait son premier tournoi et c'est à cet âge qu'il décide de porter les couleurs de Diane,
le noir et blanc couleur de son veuvage.

Diane tenait à sa réputation d'honnête femme.
Elle était la veuve de Louis de Brézé et ne voulait pas salir sa mémoire.
D'après les historiens, ils auraient été amants pendant deux ou trois ans,
Diane aurait eu entre 38 et 41 ans, et le roi Henry II, entre 19 et 22 ans.

Les proches de Diane et d'Henri
étaient persuadés que le roi et Diane étaient ensemble.

Dans leurs courriers, ils écrivent,
« Nous sommes certains qu'ils sont intimes, mais ils ne le laissent pas paraître.
Jamais de geste tendre ou de baisers ne sont échangés en public ».

Pour vous donner une idée du comportement de Diane à cette époque,
voici une petite histoire rapportée par ses témoins.

A cette époque, il était très difficile pour le Roi de s'isoler.
Les domestiques suivent le Roi pas à pas pour le servir et la Cour pour se faire voir ou quémander.

Pour avoir une conversation privée,
Diane et le roi entrent dans un lit et tirent les rideaux.

Autour du lit, le personnel domestique et des membres de la cour.
Il y avait beaucoup de bruit derrière les rideaux et Diane se serait écriée à haute voix,
« Sire, Sire, arrêtez de sauter sur le lit, que vont penser les gens autour de ce lit ».

La beauté de Diane.

"Elle eue pu vivre cent ans sans qu'elle ne changeât ni de corps, ni de visage."
Pierre de Bourdeille, dit Brantôme (vers 1540 - 1614) .

Selon Brantôme, chroniqueur de l'époque, elle était encore très belle à l'âge de 66 ans et on lui aurait donné 30 ans.
Il affirme que lors de sa rencontre, elle n'était pas maquillée.
Un jeune page au service de Diane se serait donné la mort par dépit amoureux à son décès.

Plus proche de nous, à la révolution le tombeau de Diane a été profané.
Elle était dans un cercueil plombé, elle avait été embaumée
et les témoins de l'époque assurent tous qu'elle était dans un état de conservation parfait
et aussi belle que du temps légendaire de son vivant.

Des mèches de cheveux ont été coupées par les témoins de l'époque
et nous en avons une petite quantité que vous verrez dans le salon rouge.

Ses ossements ont été enterrés aux pieds de l'église d'Anet.

En 2008, ses restes ont été exhumés, identifiés et le 29 mai 2010,
Diane a retrouvé le tombeau qu'elle n'aurait jamais dû quitter.

Sportive et moderne.

Diane de Poitiers était une femme très sportive et elle avait une hygiène de vie irréprochable.

Tous les jours, elle nageait, elle courait pour entretenir sa santé et elle faisait beaucoup de cheval.


Elle se levait à 6 h 30 prenait son cheval pour parcourir 10 km et en revenant prenait son bain.
A 10 h son premier repas, à 18 h le dernier, léger selon les écrits de l'époque.

Entre les deux, elle gérait ses biens.
Le soir tapisserie et lecture.

Elle se préservait du soleil, prenait des bains de lait d' ânesse
et prenait des potions d'or potable, remède de l'éternelle jeunesse à son époque.

Lors de l’exhumation de ses ossements en 2008, elle avait un taux d'or de 250 fois supérieur aux moyennes actuelles.

Les symboles à Anet.

Le croissant de lune est associé :

1/ à la Diane chasseresse, Artémis déesse de la chasse et de la lune .


2/ au blason de Diane, trois croissants de lune sont visibles
et représentent une branche de sa famille.


3/ à Henry II, il prend comme emblème le croissant de lune,
qui est depuis toujours celui de la maison d'Orléans, dont il est issu.


Le blason du roi François I.

Le blason de Diane.
Le blason du roi Henri II.

Henri II de Valois, par Katepanomegas.


Ses devises sont : Plena est œmula solis, (L'émule du soleil est pleine),
et Donec totum impleat orbem, (Jusqu'à ce qu'elle remplisse le monde).


Le monogramme de Diane est composé des deux "D" de Diane et la barre forme un "H" avec les côtés des "D".
Ce sont les initiales de Diane et du roi Henri

.

Le Roi reprend ce monogramme en monogramme royal.

Il explique à Catherine son épouse que ce sont les "C" de son prénom à l'intérieur de son "H".
Catherine à la mort du Roi fait modifier le monogramme en prolongeant les "C" de chaque côté du "H".

Le triangle serait le "D" de Diane écrit en grec ancien, un delta.

Quand le monogramme est écrit en grec ancien, il ressemble à une étoile à six branches.

La chapelle royale du château d' Anet .

Le chef d’œuvre de Philibert de l'Orme.

Le dôme.

Un effet de trompe-l’œil nous fait penser que ce dôme est très haut, alors qu'il ne mesure que trois mètres cinquante.
Par projection les dessins ont été reproduits au sol avec des marbres en provenance de palais et de villas romaines.
Admirer la parfaite découpe des marbres réalisée aux ciseaux.

L'entrée.


Soyez saisis de crainte en approchant du sanctuaire.

 

Seigneur, j'ai aimé la beauté de ta maison
et le lieu où ta gloire habite.

Les vitraux.

A gauche en entrant.
Au centre.
A droite en entrant.

 

Les inscriptions en latin.

La crainte du seigneur est la couronne du sage.

Quiconque aura cru que Jésus est le fils de Dieu, il vit en Dieu et Dieu vit en lui.

 

Je suis tellement vivant, dit le Christ, que tous fléchiront le genou devant moi;
toute langue chantera les louanges de Dieu, et chacun de nous rendra compte à Dieu pour soi-même.

 

Le canal.



Il a été dessiné entre 1680 et 1686 selon de plan de Lenotre, jardinier royal.

Le tombeau de Diane.

Le tombeau de Diane de Poitiers coté rue.

C'est dans ce tombeau que les restes de Diane reposent depuis le 29 mai 2010.
Construit à la demande de Diane,elle y est inhumée en 1577 et les révolutionnaires profanent le tombeau en 1795.

En visite libre, vous pouvez voir sur sa façade, l'inscription "surveillance" datant de l'époque ou il était devenu un tribunal.

Le retour de Diane de Poitiers
en son château d' Anet.

Diane meurt en 1566, probablement en raison de son ingestion quotidienne
d' une solution d' or potable censée préserver sa jeunesse.

En 2008, une équipe de chercheurs exhume ses ossements présumés,
jetés dans une fosse commune sous la révolution,
et les authentifie dès l' année suivante.

Le samedi 29 mai 2010, le retour de Diane de Poitiers en sa demeure fut mémorable.




Le sarcophage en marbre noir sous lequel repose Diane de Poitiers.

Les inscriptions en latin.

O voyageur, arrête-toi un peu ici et médite :

Cette Diane, qui était puissante par sa race et ses richesses, est maintenant enfermée sous un marbre froid,
sous lequel elle gît exposée en pâture aux vers. La terre en a le corps, mais l'âme, après avoir quitté le monde
et renouvelé sa vie dans la mort, s'élève aux demeures des bienheureux.
Elle a vécu soixante-six années, trois mois et dix-sept jours.
Elle est morte l'an de la nativité du Christ MDLXI, le sixième des calendes de mars (le 23 février 1566).

A Dieu très bon et très grand et à la mémoire éternelle de Diane de Poitiers,
Duchesse de Valentinois, femme de Louis de Brézé, Grand Sénéchal de Normandie,
illustre par sa piété et la pureté de sa foi, fondatrice de cet édifice sacré,
les filles de cette mère très aimée, Louise, femme du très Prince Claude de Lorraine, Duc d'Aumale,
et Françoise, femme de Robert de la Mark, très valeureux Duc de Bouillon, ont dans leur tristesse élevé ce monument.

Pour le visiter, il faut sortir dans la rue et suivre à droite les douves sur 50 mètres. Il est en visite libre.

La visite du château d' Anet.

L'entrée.

Vous pouvez admirer des plats de la compagnie des Indes aux armes du duc de Penthièvre.

Les plats.
Dessous un automate du 18 siècles.
En montant l'escalier, des gravures.


En haut de l'escalier, vous allez entrer dans la chambre reconstituer de Diane de Poitiers.



La chambre de Diane.

Vous pouvez voir ici, le lit de Diane de Poitiers.
Les tissus d'époque ont été restaurés il y a 40 ans.



Beaucoup pensent que les personnes vivant à l'époque de Diane étaient petites.
François I était un géant qui mesurait entre 1.98 m et 2.03 m,
Henri est décrit comme un solide gaillard et Diane d'après ses ossements mesurait 1.70 m.

Les vitaux.

A l'époque de Diane, il y avait des vitraux aux fenêtres.

Celui qui se trouve dans la tourelle a été dessiné par Jean Cousin.

Vitrail de Jean Cousin.
Vitrail de Jean Cousin /2.
Vitrail de Jean Cousin /3.
Vitrail de Jean Cousin /4.

 

Dans la tourelle.
Lit détails.
Artémis, Diane chasseresse.
Détails porte.

A droite, un coffret à bijoux ayant appartenu à Diane de Poitiers.
Il est en ébène incrusté d'ivoire.

A gauche, un berceau renaissance Française.



Au mur cette tapisserie du 16 ° siècles, dont le thème est "Joseph expliquant ses songes au pharaon".
Elle est signées au dos Duchesse de Valentinois.



Il a fallu quinze ans à la Duchesse de Valentinois et ses dames de compagnie pour réaliser aux petits points cette tapisserie.

Inscriptions en latin sur les murs de la chambre.

Sola vivit in illo.
Elle ne vit qu'en lui.

Consequitur quodcunque petit.
Elle atteint tout ce qu'elle vise.


La salle des gardes

.

Du temps de Diane cette pièce était la salle des gardes.
Le plafond était peint de façon uniforme.



C'est Mr Moreau qui a fait peindre dans chaque caisson, le nom, le blason,
et la période d'occupation des propriétaires successifs du Château.

On le lit, comme un livre, ligne par ligne de la droite vers la gauche dans l'ordre chronologique.
Le plus ancien ( né dans l'année 1165 ) et le plus récent,Mr Moreau.

Parlons des propriétaires du château actuel.

La fille de Mr Moreau a épousé le comte de Leuse. Sa petite-fille a épousé Mr Charles de Yturbe.
Et c'est un de leurs enfants Mr Jean de Yturbe qui est actuellement propriétaire du château.
5 générations de la même famille depuis 1860.
Le château est un château privé et habité par cette famille.

Dans le caisson à droite, on lit les noms de Louis de Brézé et celui de Jacques de Brézé .
Jacques est le père de Louis, époux de Diane.
Il a fait construire le manoir qui se trouvait à gauche de la chapelle et détruit en cours de révolution.

Détails.

Meuble salle des gardes.
Lit de Diane.
Tableau salle des gardes.
Sac à main.

Vous pouvez voir dans cette grande pièce.


Un tableau représentant Marie de Médicis, seconde épouse du roi Henri IV.



Une grande dame de la noblesse italienne peinte par Anton Van Dick, peintre flamand du 16 siècles.



Charles 9, second fils régnant de Henri et Catherine.
Roi pendant le massacre de la saint Barthélemy, mort à 23 ans de la tuberculose.


La Famille du duc de Penthièvre en 1768, "la tasse de chocolat".


Sur la cheminée, le roi Henri II.

 

En médaillon, le château tel qu'il était à l'époque de Diane.


Un pare-feu époque Louis 14, de chaque côté, des chenets Hercule et Vénus renaissance française.


Deux tableaux du roi Henri II et la belle Diane de Poitiers peint par Francesco Salviati.

En bois et dans la vitrine en ivoire des râpes à tabac du 17 ° siècles.

Un cartel Louis XIV et de chaque côté des pots de Nevers peint à la façon Urbino.

Un coffret à bijoux de voyage ayant appartenu à Diane.

Une choppe 18 siècles en ivoire, allemande.


Cette peinture sur une porte donnant dans le vestibule.



Le vestibule.



La salle des gardes a été transformée en salle de bal par Louis Joseph de Vendôme en 1680 environ.
Ce vestibule a été créé par Desgeot, neveu de Lenotre.
C'est un maçon d'Anet qui l'a réalisé.
Ce palier en pierre de taille tient sans soutien grâce à la taille des pierres.

Une chaise à porteurs ayant appartenu au duc de Penthièvre.

Décoration florale salon rouge.
Détails chaise à porteur.
Détails chaise à porteur.
Décoration florale salle à manger.

 

Le duc de Penthièvre peint par l'atelier Natier.

Des torchères et la lanterne époque Louis 14.

Une table à gibiers et un meuble de sacristie de la renaisance.




Le salon rouge.


Cette pièce, à l'époque de Vendôme, était une chambre à coucher.

Le plafond, peint par Audran, est orné de symbole de la nuit.

Rosaces d'aile de chauves-souris autour du lustre Murano,

et 4 inscriptions liées à la nuit, Morphée, nox, la nuit, aurora, l'aurore et Diana déesse de la lune donc aussi de la nuit.


A droite, cette nativité d'Andea Della Robia.
Ce tableau, peinture sur bois de Clouet, représente le roi Henri II et la Reine Catherine de Médicis.

Les chenets, Hercules et Vénus, renaissance française.
La table les petites chaises et les fauteuils, renaissance italienne.

Le reste du mobilier, renaissance française.

A voir un magnifique meuble est attribué à Jean Goujon.
Il est en bois, incrusté de marbres, les sculptures dorées à l'or fin.
Dans cette vitrine, les objets personnels de Diane de Poitiers.
Son ombrelle, sa mèche de cheveux, dagues, montre, recueils de poésie, et son peigne.


À gauche de la porte, la lettre de nomination de l'équivalent d'un préfet écrit à 2 mains par Diane et Henri.



Son influence politique était très grande.
Les historiens parlent d'elle comme la plus que reine.
A droite de la porte, un mot doux écrit par le roi Henri II à Diane.



Voici la fin de cette lettre qui commence par
"Mon cher coeur".

"Bonsoir mes chères amours,
si je dors, mes songes seront de vous,
si je veille, mes pensées seront de même.
Recevez ainsi disposé de millions de baisers de moi."


La salle des faïences.


Avant celle-ci vous allez pouvoir voir des faïences très rares.
des plats de Bernard Palissy, maître de la céramique français.
Un plat d'olive et les trois plats ovales dessous.

Dans les trois vitrines, du vieux Rouen du 16° au 18° siècles.


Au-dessus, des angelots d'Andrea Della Robia.

Au sol le carrelage créé par Masseot Abaquesne, un céramiste Rouennais.




La salle à manger.

Sur cette cheminée un vers de Virgile en latin, nous chargeons nos tables de mets non achetés.


Le blason de Diane.

Les croix sont pour Louis de Brézé, les trois croissants de lune pour Diane
et les points en bas à droite pour la famille de Médicis.

Diane et Catherine étaient petite-petite-cousine.
L'arrière arrière-grand-mère de Diane et l' arrière grand-père de Catherine étaient frère et sœurs.
Elles étaient proches parentes.


Le médaillon en albâtre, Diane à la biche est attribuée à Jean Gougeon.

Les atlantes qui soutiennent la cheminée.
Ils sont du 17° siècles.


Le lustre est une copie du 16° siècles.

 

Sur la table, un magnifique surtout de table, de la renaissance.


Au plafond, restauré à partir de 1860, les symboles liés à Diane et au château.arc et flèches,
croissant de lunes, le delta, la lettre D, en grec, initiale de Diane.
Le monogramme de Diane les 2 D et le H.

Et de chaque côté, les lettres F et M, initiale de Ferdinand Moreau qui a racheté le château après la révolution
et qui a restauré avec ses héritiers le château d'Anet dans l'état que vous avez pu voir aujourd'hui.


Pour conclure cette visite, trois magnifiques tapisseries.
Elles sont des Flandres, de la renaissance et elles représentent des scènes de chasses.
La plus grande, la chasse avec un faucon, sur l'épaule du cavalier à gauche et dans le centre sur le poing.

A droite de la cheminée, la chasse à l'ours et au sanglier.

Et à gauche, la chasse aux canards qui à l'époque de Diane se pratiquait au filet.



Ainsi s’achève la visite du château.


J' ai enfanté un monstre...

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